Tuesday, February 28, 2006

Bordelita

Il me fallait un numero de telephone. Pas tres urgent, mais quand meme, il me le fallait. Bien sur je l'avais écrit sur le premier papier qui passait, et impossible de remettre la main dessus. Pas catastrophique. Juste chiant.

Je m'en sors pas mal d'habitude: mes affaires ont l'air d'etre en bordel permanent, mais ce n'est qu'une impression, car tout ce qui est important finit dans le "tirroir a trucs importants". Et ce numero n'etait pas vital.

J'accumule, mais je ne capitalise pas. Du coup j'ai l'air pauvre et paumée alors que ce n'est pas le cas. Meme ma recherche c'est le bordel. Je note tout ce qui m'interesse, et quand j'ai besoins d'un papier, je pars a la chassse au idées dans mon capharnaum, comme Gaston Lagaffe dans son bureau.

C'est une maniere d'assurer sans jamais etre sure de moi. J'ai toujours l'impression de ne rien savoir, alors que je ne fais pratiquement que bosser.

Bref, auourd'hui y'en a eu marre. Marre des yeux fuyants, marre d'avoir toujours l'impression de frauder, de passer a travers les mailles du filet. En bonne Hausfrau psychorigide, j'ai tout rangé, tout nettoyé, tout classé. On va voir combien de temps ca dure.

Monday, February 27, 2006

The zone

Je vais enfin pouvoir recommencer a pouvoir apprécier mon drole de métier. Y'a pas a tortiller, la supervision de mardi dernier a vraiment changé la donne, et débloqué un truc: quand on passe de la phase "impostor syndrome x1000" a la phase "finger in the nose" c'est le bonheur. Je bosse vachement mieux, et je commence a avoir d'autre priorités a part de ne pas rater mon piaich'di. C'est toujours ca de pris.

Saturday, February 25, 2006

Paradis artificiels

Ca fait des mois que je suis sous médicaments, et donc qu'il faut faire attention à tout ce que je mange ou bois.
Or, depuis mes dernières mésaventures médicamenteuses, j'ai décidé de ne plus gober le moindre cachet... à moi la liberté !!!!

Loin de moi l'idée de cautionner les paradis artificiels et la déprave et la débauche (blablabla), mais p*tain ce que ça fait du bien de boire une bière !!!!!!!

Lala !

Thursday, February 23, 2006

Reminiscences

J'ai lu ca et j'ai pensé a mes étudiants. C'est bon, je vais m'en sortir rapido, mais je voulais le laisser écrit quelque part.

You’re going to leave me, aren’t you? …you’ve had enough of me, haven’t you? You’re probably so tired of all this crying and all these moods, and I’ve got to tell you, so am I. So am I. Sometimes it seems like my mind has a mind of its own, like I just get hysterical, like it’s something I can’t control at all. And I don’t know what to do, and I feel so sorry for you because you don’t know what to do either. And I’m sure you’re going to leave me now.

–Elizabeth Wurtzel, Prozac Nation

Trente coups de baton

For I have sworn thee fair, and thought thee bright,
Who art as black as hell, as dark as night
(William Shakespeare).


Sur un lien par chez Veuve Tarquine, j'ai trouvé ceci:

Si tu rencontres le bouddha, donne lui trente coups de baton
Si tu rencontres le demon, donne lui trente coups de baton

Ma foi c'est une tres bonne idée. Apres trois jours a idealiser BH non-stop, je vais commencer a lui trouver des défauts, pour le sport, et pour rééquilibrer un peu tout ca. Parce que bon, se laisser aller a vergöttern comme Werther* c'est bien joli, mais c'est pas tres Goddess (Vik, je t'entends rire depuis l'Ecosse). J'suis pas une Stepford wife, une admiratrice inconditionelle. Eteindre son esprit critique, c'est s'écrser et trahir le feminisme: si je ne m'avoue pas que je pourrais le cadrer différemment, je me ments et je lui ments.

La Vergöttung est meme proto-nazi, si on y réfléchit, dans le sens ou l'ideal devalue tout ce qui ne s'en approche pas. Et pas trop en accord avec gsus (les grands esprits se rencontrent). Je sais, je sais, faudrait citer Gilles Deleuze, et le non-fascisme, ca serait trendy, mais a la base, c'est des sales copieurs.
Le but n'est pas de ne plus apprecier ce que j'apprecie, c'est de ne plus faire que ca.

*Vergöttern: déifier a tort.
Werther: Anti héros de Goethe, qui passe tout le livre a idealiser Lotte, et se suicide a la fin. Tres tres bon livre: emotionel et cathartique a souhait.

Wednesday, February 22, 2006

Et ben c'est pas trop tot !!!

Bon, j'arrive pas bluffer mes etudiants de 19 ans (Humpf), Mais j'arrive a bluffer mes superviseurs alors c'est que ca doit aller quand meme. Goddess est dans la place!

Ma supervision de hier s'est hyper bien passe. Bon j'avoue que je l'avais fait expres: j'ai passe un mois et demi a lire toute les conneries post-structuralistes sous le soleil, et a pondre un devoir uber-trendy. Hah! Ils m'ont meme demande des references parce qu'ils avaient envie de lire mes livres.

Contente de voir que ca vaut le coup de manger des raviolis froids, les fesses scellees a la chaise de bureau pendant un mois. GRRRRL power, non mais!

La haine, une autre

Quelle est la différence entre un singe et une femme ?
Aucune, l'un et l'autre ne lachent une branche que quand ils en ont une autre dans l'autre main.

C'est la blague favorite d'un de mes meilleurs amis. Il trouve qu'elle est très juste, parce que selon lui, une femme, aussi intelligente et jolie soit-elle, a une peur bleue du célibat et n'osera se défaire de son ami que lorsqu'elle a la certitude d'en avoir trouvé un autre pour le remplacer.
J'ai détesté ce fameux copain quand il m'a raconté cette blague, soutenant que les femmes sont libres et indépendantes de nos jours, et qu'"elles ont autant besoin d'un homme qu'un poisson rouge a besoin d'un bicyclette" (slogan féministe des années 68).

Et ben, je me suis trompée. Avec exemple à l'appui. Ca me fait exulter, fulminer, exploser. Une jeune femme de mon entourage était mariée. Elle avait beaucoup de problèmes avec son mari, et n'osait pas lui annoncer sa volonté de divorcer. Elle n'a osé le faire que quand, par un "hasard" certain, elle trouve un amant pour la "soutenir" dans cette dure épreuve. Et maintenant qu'il y a de l'eau dans le gaz avec son amant, elle attend d'être sûre que ça puisse marcher avec un mec rencontré sur internet pour décider de rompre.
J'en reviens pas !!! Le pire dans tout ça, c'est qu'elle aime avoir un discours "féministe" et dire qu'il n'y a rien de mieux que le célibat et que les hommes ne sont qu'un poids inutile dans la vie d'une femme.
Qui n'a jamais connu ce cas de figure, personnellement ou par le biais d'une copine ? C'est affreux de réalité et de banalité ; à un tel point que j'ai l'impression que les pauvres hommes sont en train de se faire objetiser et jeter, et que dans quelques temps nous verrons un révolution masculiste se mettre en marche.

RAAAAAAAAAAAAAAGH !!!!

Si je pouvais, là maintenant tout de suite, je lui éclaterai la tr**che contre un mur. Je suis dans une colère noire.
Au risque de radoter, pourquoi proner la l'égalité des sexes, la liberté des femmes, si c'est pour passer sa liberté à courir après les hommes et se sentir conne de ne pas savoir en attraper un et le garder ?!!

Ma colère actuelle est de ce genre de sentiment qui donne envie de tout détruire, de déplacer des montagnes, de crier, hurler et dépioter tout ce qui bouge.
On inspire bien profondément et on se calme...

Vik

Monday, February 20, 2006

La haine, la vraie

Ma sale p*** de course convenor a mis des notes terribles a MES etudiants.

Les postgrads on mettait des notes indicatives sur le premier essai, les profs apres mettaient des notes qui comptent pour la moitie de leur note finale. Bref, en moyenne, elle leur a mis 20 points de moins. Alors que j'avais pas ete si genereuse que ca, mais j'avais mis pas mal de low 2:1. Elle y est carrement allee avec des fails.

Et qui c'est qui a du les gerer aujourd'hui: votre servitrice bien sur. Je vous raconte pas l'horreur. Ils m'en veulent a mort de pas les avoir bien orientes, de pas leur avoir permis de se situer. La ou je louais les points forts, elle les descends completement. Je tiens a preciser qu'elle avait revu ma notation avant de rendre leur devoirs aux etudiants et qu'elle trouvait que ca allait.

Bref, j'avais des etudiants au bord des larmes, et deprimes a mort (sans compter une bonne moitie qui ne se sont meme pas deplaces pour le tutorial). Jamais vu ca. Mais merde quoi, j'ai beau etre une lowly postgrad, c'est mes etudiants, c'est moi qui discutte avec eux, je suis leur seul contact. Elle ne fait que des lectures de loin. C'est trop facile.

Je m'etais donne un mal de chien a les encourager et a leur apprendre a ecrire des essais. J'avais fait de mon putain de mieux. Speak about setting me up to fail. Ils ne me font plus du tout confiance et me prennent pour une incapable. C'est peut etre que techniquement je suis une incapable, si meme apres mes efforts ils se prennent des fails. J'ai pas reussi a les faire reussir. D'un cote c'est chouette, parce que j'avais tellement peur que ca arrive que maintenant ca me fait presque plaisir d'etre encore en vie.

Mais pour qui elle se prends m*rde! C'est pas comme si elle avait des milliards de publis non plus. C'est pas comme si ses lectures etaient faramineuses. C'est pas comme si c'etait une pointure incommensurable.

Braveheart me croise dans un etat pitoyable a fustiger sous la pluie. "Whao, this is stressing you out. Don't tell the students, but she's the toughest marker I've come across in my whole career".

Alors merci la course convenor, merci de m'avoir catapultee dans un cours sans AUCUNE preparation, merci de m'avoir offloade tout le contact etudiant, merci d'avoir fait un cours entier de sociologie politique sur le terrorisme alors que personne n'a plus rien a dire au bout de 5 minutes. Merci d'avoir confirme mes pires peurs intestines. Merci de m'avoir prepare une putain de defaite intersiderale sur mon premier cours que je voulais TELLEMENT reussir. Merci de m'avoir fait decouvrir le mepris dans leur yeux. J'ai seulemt 60 etudiants qui en ont fait les frais.

Wednesday, February 15, 2006

Jardinage

En parlant de féminisme sécateur, Pink vient de sortir un single nommé Stupid Girls, dont le clip est bourré de clichés, mais désopilant.
c'est là

Sunday, February 12, 2006

Mediocrity, I absolve you

I hate perfection. I hate pseudo perfection, I hate the ambition of perfection, I only love normal people who don’t try too hard. That’s why I dislike church. At the end of the day, churchy types always try too hard. It’s back to mediocrity for me. You know the sort: lame hungover Sundays. Bring it on.

Thursday, February 09, 2006

Féminisme sécateur

Pourquoi dit-on qu'une femme est frigide alors qu'un homme est impuissant, la reléguant ainsi au rang d'objet passif dont on prend la température alors que l'homme a le monopole de la puissance et de l'action ?

Comme j'ai beaucoup de temps à consacrer à la lecture en ce moment, je me suis lancée dans la conception d'une bibliothèque féministe.
Dans cette catégorie, ce que je préfère, ce sont ces livres, pamphlets très engagés écrits par des passionnées, des nénettes qui consacrent leur vie à faire entrer les mots "phallocratie" (société basée sur le phallus en tant que quasi divinité toute puissante), "gynophobie" (peur des femmes) et "sexocide" (extermination organisée de persones choisies à partir de leur sexe) dans le dictionnaire. Car comme c'est bien connu, le mode de pensée étant régit par le langage, une réforme des mentalités passe par un réforme des mots.

Je me délecte alors de trouver des textes virulents et provocateurs, déchainant une sorte de haine froide contre l'ordre établit. Parce que si les femmes sont diminuées de naissance, ce n'est pas directement la faute des hommes, mais plutôt à cause d'une culture ambiante qui fait que nos moeurs sont ainsi.

Après, chacune aura sa façon de recevoir les idées, de les comprendre, les intégrer et les réutiliser. Pour ma part, j'aime lire que certaines femmes sont des militantes intransigeantes qui ne cèderaient pas un pouce de terrain de leur opinions ; j'aime savoir que ces femmes sont là pour faire changer les choses.
Parce que nous serons toutes d'accord que ce n'est pas en réclamant le partage des taches ménagères que nous ferons avancer les mentalités.
C'est à force de mordant, de bousculade, de rentre-dedans franc et sincère que les femmes ont réussit à obtenir ce qu'elles ont (réf au précédent post de Danièle thank a feminist).

Je sais que ce genre de parti-pris est souvent mal vu, encore plus auprès de femmes que des hommes, malheureusement plus fermées à cette volonté de changement que les pauvres attaqués.
Mais voilà, je le proclame haut et fort, je suis de ces "féministes-sécateur", castratrice irrévérencieuse et indépendantiste utopique.
J'en ai marre de ces femmes qui n'osent pas assumer leur liberté en passant leur vie de célibataire à courir désespérément après les hommes, puis leur vie de femme -enfin- mariées à dorloter leurs chers bambins si désirés. J'en ai marre de ces femmes qui se disent libres parce qu'elles ont leur travail -pour leur argent de poche (ainsi je ne dépends pas de mon mari), et stagnent dans la hiérarchie parce que trop préoccupées à courir chez la nounou chercher le môme que leur mari ne sait pas mettre dans une voiture.

M*rde.

vik

Un brin anticapitaliste sur les bords?

.
Old pirates, yes, they rob I;
Sold I to the merchant ships,
Minutes after they took I
From the bottomless pit.

But my hand was made strong
By the ’and of the almighty.
We forward in this generation
Triumphantly.

Bob Marley, Redemption Song

Du rififi dans Blogasse

On dit que les suicides arrivent le plus souvent après une courte phase d'euphorie. La personne pense s'en ètre sortie, mais rechute, et la c'est le désespoir, parce que l'euphorie était chimérique finalement.

Je connais ces moments d' euphorie qui s'écrasent dans un fracas. Je leur fais pas trop confiance. Et par experience, je sais que réussir, c'est se relever une seule fois de plus que le nombre de fois ou on est tombés. Et donc l'euphorie, plus vite on s'en débarasse, mieux on se porte.

La revelation aujourd'hui c'est que j'en ai marre des pseudo-stars de la blogosphère académique américaine, une quinzaine d'individus a tout casser, et plus snob tu meurres. Ca ne les amuse pas trop que ce soit en grosse majorité des étudiants qui les lisent. Ils préfèreraient croire qu'ils sont entre eux. J'ai fais l'erreur de penser que je pouvais participer au débat. Je me suis pris une réponse bien patronisante dans la gueule. Et comme je suis conne, je dis amen en plus.

Vous pouvez allez voir ici:, dnas les commentaires d'un message intitulé "Boilerplate plagiarism". Le sujet m'interesse vraiment cela dit, alors si vous avez des idées sur la question, n'hésitez pas a m'en faire part.

Wednesday, February 08, 2006

BH power is everywhere...

Bon alors Dany t'as peut ètre un problème. Ozzie lit ton blog, et il en prend de la graine. Et c'est pas le genre a se connecter par deville.ac.uk en plus, donc c'est dur a savoir. Humpf.

Autre possibilité, il est allé demander de ses conseils a BH. Quoi qu'il en soit, il a mis une semaine entière a répondre a mon dernier mail (pas son genre). Je m'attendais a un aboiement du genre: "Bon il est ou ton fameux papier?". Nothing of the sort. Un mail gentil et personnalisé.

Le mystère reste entier.

Braveheart is God (ou presque)

Allez, un bon vieux sujet de routine pour ce blog. Ca faisait longtemps.

Tout ca pour dire que notre socialisator interplanétaire a investi pas mal de son temps a nous intégrer Bouletor. Il s'est demerdé pour trouver des interets communs (la musique electronique et le foot), la bonne excuse pour passer plein de temps avec l'animal. Il a bien voulu nous faire un set de table-turning avec bouletor au bal de socio (longuement travaillé au préalable) et s'inscrire dans l'equipe de foot des postgrads. Bref, c'est une entreprise de valorisation intensive.

Ca m'inspire: ce type est le gars le plus idéaliste que je connaisse sur la Terre et dans les Cieux. En plus, ca ne lui pèse pas. C'est un type modeste, souriant, d'humeur ludique la pluspart du temps. J'ai un de ces cul de l'avoir pour superv'.

Il n'y a absolument aucun mérite a bien s'entendre avec BH, ni pour moi ni pour personne (alors qu'avec Oldy-Grumpy-Ozzy, c'est une autre paire de manche). C'est juste que je suis hyper priviliégiée de l'avoir dans ma vie. Je le respecte énomément. Il est incroyable.

Une petite Erfolgerlebnis* et ca repart.

J' suis bien basique comme fille. Il ne me faut que deux trucs pour etre de bonne humeur: du succes et des désirs.

Et comme je suis encore plus basique, je m'imagine que c'est pour tout le monde pareil, et donc des que c'est possible, je leur concocte des Erfolgerlebnis sur mesure. J'y passe du temps mais je leur montre comment gagner.

Je me disais hier nuit en crapotant sous les étoiles, que je devrait faire un peu plus de Mama Gena, qui veut qu'on frime sans arret avec les copines. Pourquoi? Parce que frimer ca inspire les autres a faire pareil si elles veulent. Ou a reussir dans leur propres entreprises. C'est meme Nelson Mandela qui l'a dit dans son premier speech en tant que président.

In my (not very humble) opinion, je suis vraiment une bonne prof. J'ai un super contact avec mes étudiants. Je les pousse a leur limite, je les force a réfléchir, je leur fais lire des vacheries théoriques, mais j'en ai jamais découragé un seul. Bien au contraire. Je les ai poussés un par un a me pondre des super trucs. J'ai passé un temps fou a commenter leur essais de facon contructive. Et j'en ai jamais vu un seul de découragé dans mon cours. Ils adorent mes cours, ils arrivent souriants et surs d'eux. Et ils assurent de la mort qui tue. La classe (pun intended).

Power to the people! Personne n'allume une lampe pour la faire bruler sous la table. Mort aux vaches. Mama Gena is here!

*Erfolgerlebnis: expérience de succès

Tip top trop la classe comme j'assure!

Je viens de réparer mon print spooler comme une grande! Meme pas peur. Il m'a fallu moins d'une demi-heure.

Mac Gyver est dans la place! On est vachement polyvalents en sciences sociales, faut pas croire!

Tuesday, February 07, 2006

It's not big and it's not clever

J'en ai marre de ma discipline a la con et de ses journaux qui publient des m*rdes sous pretexte qu'elles sont bien exotiques. Ca fais le centième article que je lis qui est conceptuellement pauvre a pleurer, mais qui parle des bidonvilles de Mumbai ou des réfugiés bosniaques. C'est pas juste.

Quand t'étudies l'Ecosse ou un pays développé, t'as interèt a assurer et avoir lu Marx et Gramsci et Heidegger et Lacan et Chomsky en plus de l'entièreté de la littérature ministérielle sur ton sujet. T'as pas le droit de dire des banalités, ni dans ta thèse, ni dans tes réunions, ni dans tes articles. Mais, si tu recherches des conneries superficielle dans un pays exotique, tu t'en sors avec moins d'idées que mes undergrads dans leurs essays.

C'est fou ce qu'elle est hypocrite ma discipline a la con!!! Parce que Heidegger c'est pas applicable a Mumbai peut etre? C'est vrai m*rde quoi, on parle d'orientalisme, de construction de l'autre. Et ca c'est quoi, au juste? Marre marre marre de ces Tintins-au-Congo a deux balles. Allez mourir bande de nazes.

Je sais, je suis jalouse. C'est pas tres Goddess, mais on se reprendra une autre jour.

Monday, February 06, 2006

A taste of the job.

J'ai un mal fou a conceptualiser ma thèse, faut que j'intègre des tas de concepts de facon a rééquilibrer le duo inductif/ déductif pour pouvoir mieux centrer mes interviews vers la fin. Il n'y a pas moins de quatre litératures a combiner, en plus des données factuelles et empiriques a intégrer.

En plus, faudrait que j'arrive a finir ce papelard avant ma supervsion de la semaine prochaine. Sinon, ca va encore étre une supervision a la con, avec aucun échange d'idée. Bref, il faut nourrir les tamagoshis avec du conceptuel bien ficelé.

C'est dur, je maitrise pas assez, je gère des théories toujours un poil au dessus de mes capacités. Et puis il y a toujours du nouveau qui s'incruste. Ca va, ca prends forme, mais ca met du temps, et je suis sur les nerfs. Je fume comme un pompier, je ne mange que du Nutella. J'ai pas envie d'appeler BH et Ozzie pour leur dire qu'on repousse d'une semaine, que j'y arrive pas, que c'était trop ambitieux.

Quelqu'un a une recette pour se fixer des deadlines réalistes??? C'est pas que j'essaye pas, c'est meme pas que je procrastine, c'est que c'est trop, je sature.

En plus, le course convenor de sociologie politique m'offload absolument toutes les responsabilités. Les teaching assistants sont le seul contact des étudiants. Alors il faut répondre a toutes leurs questions sur la matière, mais aussi répondre a leurs e-mails a la con, putain j'en ai quarante!!! En plus le departmental office les a double bookés, ce qui fait qu'ils m'e-mailent en masse pour dire qu'ils ont un autre cours, et donc ils faut que je réorganise la salle, et c'est pas du gateau.

J'ai eu aucun training bordel, je suis meme pas sociologue de formation! J'ai peur. Mal au bide. J'y arrive plutot bien a faire mes cours. Ca me fais rigoler quand mes étudiants commencent a m'idéaliser comme moi j'idéalise Braveheart. Mais putain c'que ca coute en temps, en reflexivité et en énergie d'en arriver la. De se reiventer en super prof alors qu'on se pisse dessus, et qu'on a l'impression d'etre une merde dépouvue de tout professionalisme.

La je bloque totalement, j'arrive pas a avancer sur mon papier parce que j'ai trop de trucs en tete. Il faut que je prépare mon cours. Faut que je boucle mes interviews.

J'ai peur, peur a en vomir. Je voudrais juste une meilleure qualité de vie. Un meilleur systeme d'exploitation pour ma cervelle surmenée qui ne roule qu'a l'adrénaline ces temps ci.

Thursday, February 02, 2006

Gnarf, gnarf, gnarf, gnarf....

Dear all,

This is a message to confirm the time and place for the next Political Sociology tutorials. I have been asked to lead Marie's groups as well as mine, so it would be helpful if you could all come in the 17.15 slots, in room CY237.

There are three main questions (see below). Please think about one of them and the answers you would provide. You may bring books and materials along on the day in order to contribute to the general discussion.

For those of you whose formative essay I marked, you are very welcome to bring your essays along. I will make time at the end of the tutorial to discuss how you can make your work even better.

In any case, don't hesitate to get back to me if you have got any questions.

Best Regards,

Danielle



Tutorial questions:

1. "I would begin to formulate a new agenda of security questions. Not by asking what is dangerous? But by asking what does a representation of danger make of 'us' and those who are not 'us'?" (Dillon, 1996). In what ways is security produced through representations of danger? (consider for example, border security, airport security, 'national' security..). How do 'we' appear in these representations? Who appears as the 'outside' or the other?

2. "What matters is not only those who are marginalized but also, crucially, those who are placed beyond the margins"(Derek Gregory, 2004). Discuss this point with reference to either: Abu Ghraib prison, Guantanamo Bay or the killing of Jean Charles de Menezes.

3. In what ways is the 'imagined community' of the nation re-imagined via the war on terror? Focus your discussion on one of the following examples: homeland security, the 'othering' of Iraqi and Afghani spaces and peoples, The Patriot Act and the nation or Mira Nair's film.

Wednesday, February 01, 2006

Nuit gravement a la santé

tap tap tap tap...

P'tain j'ai peur

tap tap tap...

P'tain y'en a marre de faire semblant de savoir ce qu'on fait

tap tap tap tap...

Tiens je me fumerais bien une clope

tap tap tap...

Ou deux

tap tap tap tap...

Merde y'a plus de Nutella

tap tap tap tap...

Y'a plus de clopes non plus du coup

Tap tap tap...

Allez, encore deux paragraphes et je descend au shop

tap tap tap tap tap tap tap tap tap...