Ca m’avait plus ou moins passé. Je m’accomodais d’un petit crush sans suite. Le truc de gamine, pas tres productif, pas vraiment destructif non plus. Le genre de crush dont je pense qu’il fondra comme la neige au soleil quand ma vie amoureuse sera plus interessante.
Et puis, Kat rentre du fieldtrip. Elle me raconte que BH n’a parle que de moi pendant toute la semaine. Que mon nom revenait tout le temps, et toujours associe a des louanges de tous poils. Je serais intelligente, sensible, drole…
Peut etre que Kat en rajoute un peu pour me faire plaisir. Peut etre qu’a certains moments Kat et BH n’avaient vraiment rien a se dire et n’avaient que moi en commun. Peut etre que BH communique via Kat pour me booster l’ego un peu. Mais ca me fait plaisir de savoir que je suis presente a son esprit, que je fais un peu partie de son paysage, que j’etais pas betement la, a l’apprecier unilateralement dans mon coin.
Tuesday, March 27, 2007
Friday, March 16, 2007
Le petit instant de detresse
Petit instant de detresse. Tu te demandes si je t'admirerais encore si je savais qui tu etais au fond. L'orateur vient de parler d'un truc qui te touche. Tu sais que je sais. Tu scrutes mon attitude. Ta main est posee sur la chaise entre nous.
Moi, heroique, j'essaye d'etre zen. Je sais que c'est le moment d'etre zen et non-judgemental, mais j'ai quand meme un peu peur de rater mon coup.
Je sais pas trop comment le gerer, ce petit moment ou le masque tombe presque. Je devine l'incessant travail de representation, qui l'espace d'un instant flanche un peu. Je devine la peur et l'isolation. Je sais que je ne peux pas faire grand chose.
Moi, heroique, j'essaye d'etre zen. Je sais que c'est le moment d'etre zen et non-judgemental, mais j'ai quand meme un peu peur de rater mon coup.
Je sais pas trop comment le gerer, ce petit moment ou le masque tombe presque. Je devine l'incessant travail de representation, qui l'espace d'un instant flanche un peu. Je devine la peur et l'isolation. Je sais que je ne peux pas faire grand chose.
Pilote automatique
Ce matin la femme de menage de mon college trouve mes roses super belles. C'est vrai qu'elles etaient belles, robustes sur leur tige, joliment ecloses, un beau rose poudre. Sans reflechir je les lui donne, de toute facon je pars a Berlin cette nuit et je vais pas les emmener. Elle est super contente. Barbara se prend pour Therese de Lisieux, tres fiere de faire son "humble" boulot tres bien. And she "loves" roses.
Seminaire ce matin, organise par le prof que je peux pas voir. Mais je me pointe a tous les seminaires par loyaute pour le department. Ce matin je suis la seule. Le prof en profite pour faire son "pote" avec moi, tout sourire devant le guest speaker. Seulement, si je peux pas le voir, y'a une raison: c'est qu'il a distribue les teaching responsibilities completement au pif cette annee et que j'ai perdu au change. Quand on lui a ecrit pour dire que c'etait n'importe quoi, qu'il avait donne des responsabilites enormes a des Masters et des cours a la con a des troisieme annees, il a repondu qu'il pouvait pas faire plaisir a tout le monde. Et moi piegee, je suis sympa avec cette enflure et je sauve sa face devant le guest speaker.
Parfois j'en ai marre de mon pilote automatique de fille bien. J'ai envie d'etre plus bitchy. Je sais pas par ou commencer.

La toile est de Renoir, mais je connais pas le titre.
Wednesday, March 14, 2007
No way! I got the graveyard shift, the "last note" on the Cambridge workshop. That, and I've been paired up with big professor from big department and hyperactive lecturer from Oxford.
That's it: me and those two guys providing highly intellectual entertainment for those fortunate enough to attend the second afternoon session of the economic sociology research workshop on April 4th. Wish you were there.
Hey, no problem I say: me + sexual fantasies + glucose = the world's most uplifting graveyard shift. And one thing is sure: my abstracts do rock!
That's it: me and those two guys providing highly intellectual entertainment for those fortunate enough to attend the second afternoon session of the economic sociology research workshop on April 4th. Wish you were there.
Hey, no problem I say: me + sexual fantasies + glucose = the world's most uplifting graveyard shift. And one thing is sure: my abstracts do rock!
Sunday, March 11, 2007
Liquid Friendships
Oh God, I can't be bothered. I don't really want to go to the double concert of Mozart's requiem followed by Faure's requiem (I'm not making this up btw, this is the REAL programme). But my new friend John B invited me, he's singing in it. I wonder if he really wants me to come, if it is a move to build "things we have in common and can reminisce about" - we all need some of that- or if it was a casual invite.
Isn't this a wonderful age and time, nurturing our future "facebook" friendships? John B and I will quite possibly never meet again after this academic year is over. Still, I like him and I'll have to gladly inhabit my interesting century of globalisation and liquid love, it's the only one I've got. A song springs to mind, for auld lang syne....
Should auld acquaintance be forgot,
And never brought to mind?
Should auld acquaintance be forgot,
And auld lang syne?
For auld lang syne, my dear,
For auld lang syne,
We'll tak a cup of kindness yet,
For auld lang syne!
And surely ye'll be your pint-stowp,
And surely I'll be mine,
And we'll tak a cup o kindness yet,
For auld lang syne!
We twa hae run about the braes,
And pou'd the gowans fine,
But we've wander'd monie a weary fit,
Sin auld lang syne.
We twa hae paidl'd in the burn
Frae morning sun till dine,
But seas between us braid hae roar'd
Sin auld lang syne.
And there's a hand my trusty fiere,
And gie's a hand o thine,
And we'll tak a right guid-willie waught,
For auld lang syne
Isn't this a wonderful age and time, nurturing our future "facebook" friendships? John B and I will quite possibly never meet again after this academic year is over. Still, I like him and I'll have to gladly inhabit my interesting century of globalisation and liquid love, it's the only one I've got. A song springs to mind, for auld lang syne....
Should auld acquaintance be forgot,
And never brought to mind?
Should auld acquaintance be forgot,
And auld lang syne?
For auld lang syne, my dear,
For auld lang syne,
We'll tak a cup of kindness yet,
For auld lang syne!
And surely ye'll be your pint-stowp,
And surely I'll be mine,
And we'll tak a cup o kindness yet,
For auld lang syne!
We twa hae run about the braes,
And pou'd the gowans fine,
But we've wander'd monie a weary fit,
Sin auld lang syne.
We twa hae paidl'd in the burn
Frae morning sun till dine,
But seas between us braid hae roar'd
Sin auld lang syne.
And there's a hand my trusty fiere,
And gie's a hand o thine,
And we'll tak a right guid-willie waught,
For auld lang syne
When I fall in love
When I fall in love
it will be forever
Or Ill never fall in love
In a restless world like this is
Love is ended before its begun
And too many moonlight kisses
Seem to cool in the warmth of the sun
When I give my heart
it will be completely
Or Ill never give my heart
And the moment I can feel that you feel that way too
Is when I fall in love with you.
Words and music by Edward Heyman and Victor Young
it will be forever
Or Ill never fall in love
In a restless world like this is
Love is ended before its begun
And too many moonlight kisses
Seem to cool in the warmth of the sun
When I give my heart
it will be completely
Or Ill never give my heart
And the moment I can feel that you feel that way too
Is when I fall in love with you.
Words and music by Edward Heyman and Victor Young
Friday, March 09, 2007
La stupide bouteille de Vittel
Elle a rien de special, elle n'est meme pas trop abimee. Par contre l'etiquette est partie toute seule. Si j'ai decide de garder la stupide bouteille de Vittel jusqu'au jour ou je rends ma these, c'est surtout pour me convaincre que c'est tres bientot, et que cet objet insignifiant sera encore la quand j'ammenerai toute fiere ma these reliee au bureau de la fac.
Quatre ou cinq petits mois, ca passe vite. Plein de choses n'auront pas bouge. Je n'aurai meme pas encore fini mes boites de tomates d'ici la. Alors, en remballant tout ca, je ferai don de mes boites tomates au "placard commun" je bazarderai ma bouteille de Vittel et m'en fut dans la nuit vers d'autres aventures.
Quatre ou cinq petits mois, ca passe vite. Plein de choses n'auront pas bouge. Je n'aurai meme pas encore fini mes boites de tomates d'ici la. Alors, en remballant tout ca, je ferai don de mes boites tomates au "placard commun" je bazarderai ma bouteille de Vittel et m'en fut dans la nuit vers d'autres aventures.
Thursday, March 08, 2007
A chaque minute suffit sa peine...
Il est deja 34? Non 23. Encore onze minutes, ne pense a rien, continue, on arrangera ca plus tard, ca va marcher tu vas voir.
Il est deja 34. Oui 35. Ca y est tu peux "fuir", faire autre chose pendant une heure. Decider que c'est le moment de ranger ta chambre.
Il est deja 28? Non 14. C'est pas mal, tu vois que ca prends forme! Encore une ou deux demi heures ininterrompues et t'auras fini ton abstract pour le departmental seminar de Cambridge auquel tu as ete invitee. You know the saying: feel the fear and do it anyway.
Il est deja 34. Oui 35. Ca y est tu peux "fuir", faire autre chose pendant une heure. Decider que c'est le moment de ranger ta chambre.
Il est deja 28? Non 14. C'est pas mal, tu vois que ca prends forme! Encore une ou deux demi heures ininterrompues et t'auras fini ton abstract pour le departmental seminar de Cambridge auquel tu as ete invitee. You know the saying: feel the fear and do it anyway.

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