Bon alors les amis, pour le bien de votre ame, je me sens obligee de vous dire la vraie verite de chez vrai. C'est que Mahatma Gandhi, si il n'a pas accepte J*sus comme son sauveur personnel, et ben il est en enfer. Du moins du point de vue de la branche born again a la CoE. Et vous aussi hein, ca vous pends au nez, mais je vous dis ca parce que je vous aime en vrai mes amis.
J'ai chope le speaker a la fin, exposant de vues totalements differentes. Ben il a refuse de me serrer la pince, le speaker. Au contraire, il a laisse partir la pecheuse que je suis sans la moindre sollicitude, et avec un sourire satisfait, convaincu qu'elle allait directement rejoindre Gandhi, Voltaire et la bande dans la gehenne. C'est du joli.
Sunday, April 30, 2006
Wednesday, April 26, 2006
Need to vent...
BH bosse depuis chez lui, en ne se pointant que quand il faut absolument, c’est a dire dix secondes avant ses lectures et en partant dix secondes après. Y'a LaStar qui exige des articles publies, et plus que ca.
Ozzie, qui porte l’ organisation personnelle a des limites non encore explorees par l’humanite, t’accorde moins d’attention qu’a une mouche si t’es pas dans son planning du jour. Tu peux le croiser a la pause café, il te dira meme pas bonjour. Par contre en meeting il est top (pendant la demi heure reglementaire s'entend). Je suis un task sur son agenda, et pas un task prioritaire en plus.
TASK DANY: Niveau d'importance: bas. Niveau d'urgence: zero. Possibles emm*rdes si je ne le fais pas: aucune. Temps a consacrer: 1 heure par an environ.
Mon "reverse psychology" a deux balles ne marche pas du tout: je pensais que si je les emm*rdais le moins possible, ils m'accorderaient au moins une supervision de qualite. Tu parles: comme dirait Renaud: "ils ne demandent rien, et ils l'ont". Dans l'enseignement, t'facons, c'est toujours les chi*eurs dont on s'occupe. Je devrais savoir a force.
J’ai decide que je boycottait la pause café a partir d’aujourd’hui. J’en ai marre de ces c*nnards d’academiques qui ne savent meme pas ton nom (ni celui d’aucun postgrad d’ailleurs), et s’en fichent ostensiblement de plus. J’en ai marre de cet engagement minimal et de ces faux sourires: les postgrads on s’en fout, dans 18 mois ils seront ailleurs. Et puis, ils apportent pas tellement d’eau a notre grand moulin le RAE, hein. C’est des LIABILITIES en fait. Tout le monde le sait.
Mais p*tain pourquoi je me dem*rde toujours pour avoir le job le plus dysfonctionnel de l'univers??? Deracinnee tous les deux ou trois ans avec aucun engagement emotionnel sur la duree. Les gens normaux on des collegues, de l'interraction, voire meme des amis au boulot. Le doctorat, par contre, c’est le desert collegial, le post-doc aussi, et devinez quoi, le premier lectureship c’est pareil. Genial.
Ozzie, qui porte l’ organisation personnelle a des limites non encore explorees par l’humanite, t’accorde moins d’attention qu’a une mouche si t’es pas dans son planning du jour. Tu peux le croiser a la pause café, il te dira meme pas bonjour. Par contre en meeting il est top (pendant la demi heure reglementaire s'entend). Je suis un task sur son agenda, et pas un task prioritaire en plus.
TASK DANY: Niveau d'importance: bas. Niveau d'urgence: zero. Possibles emm*rdes si je ne le fais pas: aucune. Temps a consacrer: 1 heure par an environ.
Mon "reverse psychology" a deux balles ne marche pas du tout: je pensais que si je les emm*rdais le moins possible, ils m'accorderaient au moins une supervision de qualite. Tu parles: comme dirait Renaud: "ils ne demandent rien, et ils l'ont". Dans l'enseignement, t'facons, c'est toujours les chi*eurs dont on s'occupe. Je devrais savoir a force.
J’ai decide que je boycottait la pause café a partir d’aujourd’hui. J’en ai marre de ces c*nnards d’academiques qui ne savent meme pas ton nom (ni celui d’aucun postgrad d’ailleurs), et s’en fichent ostensiblement de plus. J’en ai marre de cet engagement minimal et de ces faux sourires: les postgrads on s’en fout, dans 18 mois ils seront ailleurs. Et puis, ils apportent pas tellement d’eau a notre grand moulin le RAE, hein. C’est des LIABILITIES en fait. Tout le monde le sait.
Mais p*tain pourquoi je me dem*rde toujours pour avoir le job le plus dysfonctionnel de l'univers??? Deracinnee tous les deux ou trois ans avec aucun engagement emotionnel sur la duree. Les gens normaux on des collegues, de l'interraction, voire meme des amis au boulot. Le doctorat, par contre, c’est le desert collegial, le post-doc aussi, et devinez quoi, le premier lectureship c’est pareil. Genial.
Monday, April 24, 2006
la copine australienne
On parle de la copine australienne de qui j'ai corrige la these, en apportant plein de points critiques et de nouvelles references, ndlr.
Dany: would you like to have a look at my work?
Nic: You know, I think it would be better if I didn't, I don't want to play the role of a supervisor for you.
Dany: CA VA LES CHEVILLES ????
Dany: would you like to have a look at my work?
Nic: You know, I think it would be better if I didn't, I don't want to play the role of a supervisor for you.
Dany: CA VA LES CHEVILLES ????
Wednesday, April 19, 2006
House of denial
Dans Bridget Jones, l'auteure parle des "meduses" que lui envoie Rebecca. Des petits commentaires a priori polis et constructifs, mais qui minent.
Un coup de fil de ma mere ce soir me fait le meme effet. Elle est pressée de me voir, veut que je descende tous les WE de Lille vers sa campagne. Je suis meme pas arrivee que je lui manque deja. Elle en veut a mes potes Strasbourgeois qui lui volent "son" temps avec "sa" fille. Quand on est ensemble elle n'apprecie rien, elle a trop mal, on lui manque trop, elle ne sait meme pas ce qu'elle a, mais "tout va bien, c'est super que tu sois la".
"Tu vas pas rester assez". "On va pas se voir assez". Elle a tellement peur d'etre seule qu'elle se ramasse des quasi SDF pas frequentables endettes jusqu'a l'os, qu'elle installe chez elle et entretiens. Moi je me tappe ces gars la au petits dej: youpi. Parce que bien sur il faut qu'on les apprecie. Pour se passer les nerfs, elle martyrise le fils de 15 ans du dernier cas social. "Mais on s'amuse avec LeCas tu sais, on fait du roller tous les jours au meme endroit, je suis vraiment heureuse tu sais, et je te le souhaite a toi aussi".
Le cri du coeur c'est que j'ai pas envie de rentrer la bas. J'ai jamais envie de rentrer la bas. J'sais pas gerer ca.
Un coup de fil de ma mere ce soir me fait le meme effet. Elle est pressée de me voir, veut que je descende tous les WE de Lille vers sa campagne. Je suis meme pas arrivee que je lui manque deja. Elle en veut a mes potes Strasbourgeois qui lui volent "son" temps avec "sa" fille. Quand on est ensemble elle n'apprecie rien, elle a trop mal, on lui manque trop, elle ne sait meme pas ce qu'elle a, mais "tout va bien, c'est super que tu sois la".
"Tu vas pas rester assez". "On va pas se voir assez". Elle a tellement peur d'etre seule qu'elle se ramasse des quasi SDF pas frequentables endettes jusqu'a l'os, qu'elle installe chez elle et entretiens. Moi je me tappe ces gars la au petits dej: youpi. Parce que bien sur il faut qu'on les apprecie. Pour se passer les nerfs, elle martyrise le fils de 15 ans du dernier cas social. "Mais on s'amuse avec LeCas tu sais, on fait du roller tous les jours au meme endroit, je suis vraiment heureuse tu sais, et je te le souhaite a toi aussi".
Le cri du coeur c'est que j'ai pas envie de rentrer la bas. J'ai jamais envie de rentrer la bas. J'sais pas gerer ca.
Monday, April 17, 2006
soul by soul and silently...
On etait sur une plage pas speciale, mais tres belle de l'avis des locaux. Bouletor nous demontrait ses trucs de l'armee: comment allumer un feu en une heure avec un briquet, des tickets de caisse et des mouchoirs. Le pied. Ben ca a marche quand meme, et au bout de deux heures, une ecossaise d'adoption dont je tairai le nom et moi chantions du Renaud a pleine voix pendant que Bouletor souriait de son sempiternel sourire zen du mec qui n'a pas achete un seul bouquin depuis qu'on a commence nos theses (mais comment fait-il?). Les passants mataient, souriaient souvent, ou sortaient une blague. Une famille avait elu domicile a 100 metres et se les caillait severe, zieutant nos flameches de temps en temps.
Au bout d'une demi-heure, ils nous empreintent notre briquet et se mettent a leur tour a rechaufer le climat des berges du Loch Lomond, qui en avaient fort besoin. Les cygnes se pointent pour se chauffer les plumes et quemander des sushis. Le resultat des courses: "Ou c'est qu'j'ai mis mon flingue?" a plein volume, ca n'effraie meme pas les piafs. Tout se perd.
Au bout d'une demi-heure, ils nous empreintent notre briquet et se mettent a leur tour a rechaufer le climat des berges du Loch Lomond, qui en avaient fort besoin. Les cygnes se pointent pour se chauffer les plumes et quemander des sushis. Le resultat des courses: "Ou c'est qu'j'ai mis mon flingue?" a plein volume, ca n'effraie meme pas les piafs. Tout se perd.
There isn't a train I wouldn't take
Encore une cassure. Ma chambre est vide, j’ai expedie toutes mes affaires a Deville. Il me reste quelques jeans, trois livres (misere!), et c’est tout.
Dans une semaine, je rentre, je positionne straegiquement mes tomes sur les etageres (pour faire flipper les undergrads pendant les office hours, hé hé), je laisse mes autres affaires dans la cave du college tradi, et je me casse en France.
Edinburgh, comme Canterbury, comme Leipzig, comme Santiago du Chili, comme Madrid, comme Garmish-Partenkirchen, j’y ai vecu. J’y ai des tas de souvenirs, j’y ai appris des trucs, j’y ai grandi.
J’y laisse pas “des bouts de moi”, c’est elle qui me laisse des bouts d’elle. J’y gagne, a cause de la couleur des blés. Il faut croire que si je continue a bourlinguer sur la planete, c’est parce que j’aime encore ca. Et je ne “fuis” pas particulierement comme Holly Golightly. C’est juste que j’adore decouvrir. Edna St. Vincent Millay l’exprimait ainsi:
My heart is warm with the friends I make,
And better friends I'll not be knowing;
Yet there isn't a train I wouldn't take,
No matter where it's going.
Dans une semaine, je rentre, je positionne straegiquement mes tomes sur les etageres (pour faire flipper les undergrads pendant les office hours, hé hé), je laisse mes autres affaires dans la cave du college tradi, et je me casse en France.
Edinburgh, comme Canterbury, comme Leipzig, comme Santiago du Chili, comme Madrid, comme Garmish-Partenkirchen, j’y ai vecu. J’y ai des tas de souvenirs, j’y ai appris des trucs, j’y ai grandi.
J’y laisse pas “des bouts de moi”, c’est elle qui me laisse des bouts d’elle. J’y gagne, a cause de la couleur des blés. Il faut croire que si je continue a bourlinguer sur la planete, c’est parce que j’aime encore ca. Et je ne “fuis” pas particulierement comme Holly Golightly. C’est juste que j’adore decouvrir. Edna St. Vincent Millay l’exprimait ainsi:
My heart is warm with the friends I make,
And better friends I'll not be knowing;
Yet there isn't a train I wouldn't take,
No matter where it's going.
Thursday, April 13, 2006
Musique muette
Il y a une phrase de Pascal que j'aime enormement: "Tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais deja trouve". En passant par chez Veuve Tarquine, j'ai eu envie de reecouter le morceau baroque qu'elle a mis sur son blog. Au premier coup il me semblait le comprendre, au deuxieme coup, je trouvais pas ca special, comme si j'avais pas le coeur, ou l'experience, pour savoir de quoi "parle" le compositeur. En lisant les commentaires, je me sentais encore plus alienee.
J'associe souvent la musique classique a l'angoisse: une angoisse bizarre qui me donne envie de fuir et de ne pas rester. Seulement, certains morceaux m'apprivoisent quand meme, me donnent envie d'etre avec eux, de les habiter. Comme le concerto pour clarinette.
Avec le morceau choisi par Tarquine, et les commentaires, j'ai l'impression qu'il y a tout un monde duquel je ne fais pas partie, faute d'experience et faute d'empathie. J'ai l'impression d'etre une attardee du sentiment humain. Peut etre que je suis reellement trop jeune, peut etre que j'ai juste envie d'etre amoureuse.
A defaut, je me rattache a des bribes, des comportements que j'admire, des yeux que je trouve magnifiques, des moments que je trouve beaux, des inconnus que j'envie. Des bribes: comme trois pieces isolees d'un puzzle enorme, dont je ne sais pas si je vais pouvoir le completer. Alors je collectionne les pieces. Je prends note, meticuleusement, de tous les trucs que j'aime.
Par exemple, je trouve qu'Elizabeth Berridge, qui joue Costanze dans Amadeus, arrive a retranscrire dans sa maniere de jouer les elements a la fois ludiques, intenses, et pacifies de la musique de Mozart, du mois comme je la comprends (et comme Milos Forman semble le faire).
C'est pas grand chose, mais j'aime vraiment Mozart, comme j'aime vraiment Moliere. Et j'y tiens comme a mes trois piece d'un puzzle que j'espere finir, meme si c'est miserable de n'avoir que ca.
C'est bete de le dire, et c'est conventionel, mais ils sont les seuls que j'arrive a aborder. Ils sont les seuls qui rendent leur art accessible au profane et qui sont si seduisants qu'ils te donnent une eternelle envie d'en savoir plus, de t'engager plus sur la voie de l'humanite. Et d'en faire partie, finalement de cette humanite.

Credit Photo: the elizabeth Berridge website. http://www.elizabethberridge.net/
P.S. Elizabeth Berridge a auaai joue dans: "Tartuffe born again", ou Moliere pour les amerloques. Comme quoi.
J'associe souvent la musique classique a l'angoisse: une angoisse bizarre qui me donne envie de fuir et de ne pas rester. Seulement, certains morceaux m'apprivoisent quand meme, me donnent envie d'etre avec eux, de les habiter. Comme le concerto pour clarinette.
Avec le morceau choisi par Tarquine, et les commentaires, j'ai l'impression qu'il y a tout un monde duquel je ne fais pas partie, faute d'experience et faute d'empathie. J'ai l'impression d'etre une attardee du sentiment humain. Peut etre que je suis reellement trop jeune, peut etre que j'ai juste envie d'etre amoureuse.
A defaut, je me rattache a des bribes, des comportements que j'admire, des yeux que je trouve magnifiques, des moments que je trouve beaux, des inconnus que j'envie. Des bribes: comme trois pieces isolees d'un puzzle enorme, dont je ne sais pas si je vais pouvoir le completer. Alors je collectionne les pieces. Je prends note, meticuleusement, de tous les trucs que j'aime.
Par exemple, je trouve qu'Elizabeth Berridge, qui joue Costanze dans Amadeus, arrive a retranscrire dans sa maniere de jouer les elements a la fois ludiques, intenses, et pacifies de la musique de Mozart, du mois comme je la comprends (et comme Milos Forman semble le faire).
C'est pas grand chose, mais j'aime vraiment Mozart, comme j'aime vraiment Moliere. Et j'y tiens comme a mes trois piece d'un puzzle que j'espere finir, meme si c'est miserable de n'avoir que ca.
C'est bete de le dire, et c'est conventionel, mais ils sont les seuls que j'arrive a aborder. Ils sont les seuls qui rendent leur art accessible au profane et qui sont si seduisants qu'ils te donnent une eternelle envie d'en savoir plus, de t'engager plus sur la voie de l'humanite. Et d'en faire partie, finalement de cette humanite.

Credit Photo: the elizabeth Berridge website. http://www.elizabethberridge.net/
P.S. Elizabeth Berridge a auaai joue dans: "Tartuffe born again", ou Moliere pour les amerloques. Comme quoi.
Monday, April 10, 2006
Bragging fest
Bon apres j'arrette de bloguer. La bonne nouvelle c'est que Bouletor est presque frequentable ces temps ci. On s'y est mis a beaucoup il faut dire.
J'arrive reellement a bien aimer Bouletor, qui a plein de qualites mais qui etait juste trop passif aggressif a mon gout. Mais je l'ecoute volontiers, et j'aime bien boire de pintes avec. Apres trois pintes je lui ai sorti en plusieurs fois ses quattre verites dans la gueule.
La premiere c'est que son ashram a la con ou ils faut s'agenouiller et toucher les pieds du chef de meute, c'est pas que c'est de la connerie, hein, noooooon... C'est que il ne faut pas verser dans les extremes, et que ca serait bien s'il se mettait dans des subject positions a responsabilites. Comme dirait le Bouddha. Yin and Yang.
Bref, deux jours apres, Bouletor etait manager de l'equipe de foot et parish counselor dans son bled pres de Deville. Et les gens l'adorent parce qu'il a une capacite d'ecoute incroyable et qu'il est mega zen. De plus les responsabilites lui vont bien, il s'epanouit le lascar.
Un autre soir, encore plus imbibee, je lui ai dit: Bon t'arette d'idolatrer ma super intelligence. Y'en a marre. Tu sais ta theorie du mirror effect. De comment ce qu'on aime pas chez les autres on l'a aussi en soi. Ben ca s'applique la. Sauf dans l'autre sens, ce qu'on admire chez les autres on l'a aussi en soi. Parce que si on l'avait pas on serait meme pas capable de le reconnaitre chez les autres. Si ca t'obcsede chez moi c'est que tu l'as chez toi.
Et j'vais te dire, hics, t'es qu'un sale flemmard qui veut qu'on s'occuppe de toi comme d'un bebe cadum et c'est lourd. Attends meme J*sus il disait un truc du genre, de deux chose l'une: si tu voies l'echarde dans mon oeil, c'est que tu as une poutre chez toi, hics, et de l'autre, on ne met pas des lampes sous la table. Toi tu fais exactement ca. Ben il a enfin capte (c'etait la Xieme fois que je ressortais la meme theorie) et ca lui a plu, l'animal. Son rapport de deuxieme annee etait pico bello, super bien ecrit, meme Maggie est tombee sur le cul. Et ben voila, quand tu veux.
En plus, quand je sens qu'il va assurer, je luis demande des conseils. J'ai aucune patience pour mes repondants quand ils sont cons. Lui, c'est le buddha incarne, la tolerance totale, le roi de la schmooze. Alors je lui ai demande un e-mail de conseil quand j'avais un repondant tellement con que j'avais envie de lui hurler dessus. Son e-mail etait super, je l'ai forwarde direct a BH.
BH qui qui ne savait plus comment valoriser l'animal, attrappe ma vision au vol, commence a se dire qu'en effet Bouletor est plutot bon en relations publiques, et s'arrange pour que le research cluster lui demande des conseils aussi. L'air de rien, le cluster lui demande d'ecrire un cours sur le rapport au repondants pour les masteres et les premiere annee.
Et mais m*rde, je suis jalouse a force. J'ai trop bien bosse. La vertu est son propre salaire, gna gna gna. Le fait est, j'assure severe! Enfin, on assure severe.
J'arrive reellement a bien aimer Bouletor, qui a plein de qualites mais qui etait juste trop passif aggressif a mon gout. Mais je l'ecoute volontiers, et j'aime bien boire de pintes avec. Apres trois pintes je lui ai sorti en plusieurs fois ses quattre verites dans la gueule.
La premiere c'est que son ashram a la con ou ils faut s'agenouiller et toucher les pieds du chef de meute, c'est pas que c'est de la connerie, hein, noooooon... C'est que il ne faut pas verser dans les extremes, et que ca serait bien s'il se mettait dans des subject positions a responsabilites. Comme dirait le Bouddha. Yin and Yang.
Bref, deux jours apres, Bouletor etait manager de l'equipe de foot et parish counselor dans son bled pres de Deville. Et les gens l'adorent parce qu'il a une capacite d'ecoute incroyable et qu'il est mega zen. De plus les responsabilites lui vont bien, il s'epanouit le lascar.
Un autre soir, encore plus imbibee, je lui ai dit: Bon t'arette d'idolatrer ma super intelligence. Y'en a marre. Tu sais ta theorie du mirror effect. De comment ce qu'on aime pas chez les autres on l'a aussi en soi. Ben ca s'applique la. Sauf dans l'autre sens, ce qu'on admire chez les autres on l'a aussi en soi. Parce que si on l'avait pas on serait meme pas capable de le reconnaitre chez les autres. Si ca t'obcsede chez moi c'est que tu l'as chez toi.
Et j'vais te dire, hics, t'es qu'un sale flemmard qui veut qu'on s'occuppe de toi comme d'un bebe cadum et c'est lourd. Attends meme J*sus il disait un truc du genre, de deux chose l'une: si tu voies l'echarde dans mon oeil, c'est que tu as une poutre chez toi, hics, et de l'autre, on ne met pas des lampes sous la table. Toi tu fais exactement ca. Ben il a enfin capte (c'etait la Xieme fois que je ressortais la meme theorie) et ca lui a plu, l'animal. Son rapport de deuxieme annee etait pico bello, super bien ecrit, meme Maggie est tombee sur le cul. Et ben voila, quand tu veux.
En plus, quand je sens qu'il va assurer, je luis demande des conseils. J'ai aucune patience pour mes repondants quand ils sont cons. Lui, c'est le buddha incarne, la tolerance totale, le roi de la schmooze. Alors je lui ai demande un e-mail de conseil quand j'avais un repondant tellement con que j'avais envie de lui hurler dessus. Son e-mail etait super, je l'ai forwarde direct a BH.
BH qui qui ne savait plus comment valoriser l'animal, attrappe ma vision au vol, commence a se dire qu'en effet Bouletor est plutot bon en relations publiques, et s'arrange pour que le research cluster lui demande des conseils aussi. L'air de rien, le cluster lui demande d'ecrire un cours sur le rapport au repondants pour les masteres et les premiere annee.
Et mais m*rde, je suis jalouse a force. J'ai trop bien bosse. La vertu est son propre salaire, gna gna gna. Le fait est, j'assure severe! Enfin, on assure severe.
Copia feliz del eden
Il fait beau sur Edinburgh. Mon temps prefere. Un ciel clair, bleu pale. Un air frais, respirable, leger. Mon temps prefere. Qui me rapelle le Chili. Les verres de Chardonnay sur le Cerro San Cristobal. Ce pays qui me ressemble. Ambivalent, politique, a vif, tiraille, beau. Celui de "De amor y de sombras", celui de Neruda, de Skarmeta, d'Allende. Des militaires aux yeux bleus qui font un peu peur. Des musiciens boheme qui jamment du tango. Du chocolat qui n'existe pas. Des fleurs et des fruits, du gateau au manjar. De la politique, omnipresente, opressante, liberante. La copia feliz del eden.
Puro, Chile, es tu cielo azulado;
Puras brisas te cruzan también.
Y tu campo de flores bordado
Es la copia feliz del Edén.
Majestuosa es la blanca montaña
Que te dio por baluarte el Señor
Que te dio por baluarte el Señor,
Y ese mar que tranquilo te baña
Te promete futuro esplendor
Y ese mar que tranquilo te baña
Te promete futuro esplendor.
Dulce Patria, recibe los votos
Con que Chile en tus aras juró:
Que o la tumba serás de los libres
O el asilo contra la opresión
Que o la tumba serás de los libres
O el asilo contra la opresión
Que o la tumba serás de los libres
O el asilo contra la opresión
O el asilo contra la opresión
O el asilo contra la opresión.
(Hymne National du Chili)
Puro, Chile, es tu cielo azulado;
Puras brisas te cruzan también.
Y tu campo de flores bordado
Es la copia feliz del Edén.
Majestuosa es la blanca montaña
Que te dio por baluarte el Señor
Que te dio por baluarte el Señor,
Y ese mar que tranquilo te baña
Te promete futuro esplendor
Y ese mar que tranquilo te baña
Te promete futuro esplendor.
Dulce Patria, recibe los votos
Con que Chile en tus aras juró:
Que o la tumba serás de los libres
O el asilo contra la opresión
Que o la tumba serás de los libres
O el asilo contra la opresión
Que o la tumba serás de los libres
O el asilo contra la opresión
O el asilo contra la opresión
O el asilo contra la opresión.
(Hymne National du Chili)
un aspect meconnu de la pratique des langues etrangeres
Un truc que j'ai observe des tas de fois, et dont je parlais deja avec Vic vant de commencer le PhD, c'est le "britishing". Une espece de politesse et de pleasantness sans laquelle il est impossible de communiquer avec des brits, qui se retrouvent very very shocked si tu cesses d'y adherer.
D'habitude, je maitrise. Je maitrise d'ailleurs tellement bien que je n'ai plus droit a l'excuse d'etre une sous-civilisee de frenchie. Si je britishe pas c'est une insulte. Et ca me manque ces tablees de frenchies qui ne font que raler.
En plus, ca me joue plein de tours, parce que des que je rentre en Allemagne, si je continue sur ce mode la, je passe pour une faible-leche-botte-douceureuse- pas fiable et sans colonne vertebrale, et j'enerve montrueusement les gens. Alors que si j'ai le malheur de garder mon mode de communication teutonique au Royaume uni, il va leur falloir, et me falloir, une semaine pour m'en remettre.
Attention donc, ne jamais fatiguer parce que personne n'aura en tete les differents moeurs et profils psychologiques nationaux. Vous passerez juste pour un inadapte de la vie. Ma foi, ca me ferais presque me solidariser avec Chirac, et ses insultes low key sur la bouffe anglaise (dont ils se sont offusques ici pendant un bon mois dans la presse), alors que c'etait juste un mode de communication francais, une boutade amicale.
Bref, l'annee derniere, mon agence de logement vait fait une bourde. A peine arrivee au Royaume, et encore sur le mode Allemand, je gueule, poing sur la table: constructif, sans rancune, mais ASSERTIF (si t'es pas capable d'exprimer de la colere outre Rhin, t'es pas professionel et juste bonne pour t'ecraser et faire le cafe).
Bah le gars en face a fait des yeux ronds comme un poisson, et s'est execute sur ce que je lui demandait tellement shellshocked qu'il a pas decoche un mot. (P'tain j'ai de la chance qu'ils y aie pas eu de flics dans les parages, je me serais pris un ASBO* dans ce pays de fous). Moi, j'ai eu honte a m'en arracher la tete pendant deux semaines.
Par contre, comme je disais, la plus part du temps j'assure, je pique ses trucs a John Cleese, je titille leurs emotions taboues et ca a un charme fou. Je laisse mes brits avec un sourire d'une oreille a l'autre, en melangeant le parler franc, la pleasantness, et la bonne volonte**. Par example, je sais exactement comment dire que je suis jalouse de pas aller a Chicago sur un mode British. BH et Ozzie ne savent pas ce qui les a piques, mais ils deviennent tout heureux d'un seul coup. Parce que je desacralise leurs tabous gentiment, britishement. Ca les fait rire. Raler, donc, faites passez vos verites, mais avec art, tolerance et humour, les brits adorent. That's comedy.
Si vous voulez en savoir plus, matez voir le creneau d'Emily Lloyd dans Wish you were here. Une legende britanique a elle toute seule.

Voila, je me dis ca parce que vendredi, j'ai pas su trouver ma voix. Ca m'arrive mais c'est comme les fautes de frappes: pas souvent et j'fais pas expres. Je me rends compte apres coup que j'ai du etre d'une rustrerie legendaire, a s'en cacher sous le tapis. Un francais n'aurait rien trouve a redire cela dit. Je vais relire Stupeurs et Tremblements, pour l'heure.
* Anti-social behaviour order.
** John Cleese avoue volontier s'etre deliberement exile a l'etranger, de facon a mieux cerner les brits et a jouer avec leurs neuroses. Lire: Life and how to survive it.
D'habitude, je maitrise. Je maitrise d'ailleurs tellement bien que je n'ai plus droit a l'excuse d'etre une sous-civilisee de frenchie. Si je britishe pas c'est une insulte. Et ca me manque ces tablees de frenchies qui ne font que raler.
En plus, ca me joue plein de tours, parce que des que je rentre en Allemagne, si je continue sur ce mode la, je passe pour une faible-leche-botte-douceureuse- pas fiable et sans colonne vertebrale, et j'enerve montrueusement les gens. Alors que si j'ai le malheur de garder mon mode de communication teutonique au Royaume uni, il va leur falloir, et me falloir, une semaine pour m'en remettre.
Attention donc, ne jamais fatiguer parce que personne n'aura en tete les differents moeurs et profils psychologiques nationaux. Vous passerez juste pour un inadapte de la vie. Ma foi, ca me ferais presque me solidariser avec Chirac, et ses insultes low key sur la bouffe anglaise (dont ils se sont offusques ici pendant un bon mois dans la presse), alors que c'etait juste un mode de communication francais, une boutade amicale.
Bref, l'annee derniere, mon agence de logement vait fait une bourde. A peine arrivee au Royaume, et encore sur le mode Allemand, je gueule, poing sur la table: constructif, sans rancune, mais ASSERTIF (si t'es pas capable d'exprimer de la colere outre Rhin, t'es pas professionel et juste bonne pour t'ecraser et faire le cafe).
Bah le gars en face a fait des yeux ronds comme un poisson, et s'est execute sur ce que je lui demandait tellement shellshocked qu'il a pas decoche un mot. (P'tain j'ai de la chance qu'ils y aie pas eu de flics dans les parages, je me serais pris un ASBO* dans ce pays de fous). Moi, j'ai eu honte a m'en arracher la tete pendant deux semaines.
Par contre, comme je disais, la plus part du temps j'assure, je pique ses trucs a John Cleese, je titille leurs emotions taboues et ca a un charme fou. Je laisse mes brits avec un sourire d'une oreille a l'autre, en melangeant le parler franc, la pleasantness, et la bonne volonte**. Par example, je sais exactement comment dire que je suis jalouse de pas aller a Chicago sur un mode British. BH et Ozzie ne savent pas ce qui les a piques, mais ils deviennent tout heureux d'un seul coup. Parce que je desacralise leurs tabous gentiment, britishement. Ca les fait rire. Raler, donc, faites passez vos verites, mais avec art, tolerance et humour, les brits adorent. That's comedy.
Si vous voulez en savoir plus, matez voir le creneau d'Emily Lloyd dans Wish you were here. Une legende britanique a elle toute seule.

Voila, je me dis ca parce que vendredi, j'ai pas su trouver ma voix. Ca m'arrive mais c'est comme les fautes de frappes: pas souvent et j'fais pas expres. Je me rends compte apres coup que j'ai du etre d'une rustrerie legendaire, a s'en cacher sous le tapis. Un francais n'aurait rien trouve a redire cela dit. Je vais relire Stupeurs et Tremblements, pour l'heure.
* Anti-social behaviour order.
** John Cleese avoue volontier s'etre deliberement exile a l'etranger, de facon a mieux cerner les brits et a jouer avec leurs neuroses. Lire: Life and how to survive it.
Sunday, April 09, 2006
Not enough love
J'ecris pas trop ces dernier temps parce que j'ai plein de boulot et parce que je deprime grave depuis mon retour de Berlin. J'ai oublie mon DVD de Carrie en France et c'est con parce Carrie, c'est mon alter ego du moment. Et Berlin, c'etait comme le bal de prom, une ouverture sur d'autres possibles. Qui se referme brutalement. Et me laisse la comme une conne avec mes reves pietines, et trop peu d'amour.
J'aurais envie d'une aprem' a discuter avec Stephen King, pour l'heure: le seul qui aie assez d'empathie pour ecrire des trucs comme Carrie, ou comme Misery. J'ai fais la grossiere erreur de parler de mon etat d'ame a une connaissance vendredi. Il s'est enfui en courant, LITTERALEMENT, me laissant la sur le pave, avec une envie de pleurer si forte que je pensais que j'arriverais pas a tenir les dix minutes de bus jusqu'a chez moi. Dans le bus, c'est bien ma veine, je tombe sur un gars que j'avais croise en des heures plus glorieuse chez les qakers. Ben il avait pas envie de me parler non plus, ou meme de me sourire, c'est normal j'ai la peste.
Bande de pucerons, j'ai pas d'autre mot. Capables de me tolerer seulement si j'apporte de l'eau a leur moulin, seulement si je me donne un mal de chien pour que l'experience soit agreable pour eux, les mettant en valeur eux. Les dragouillant eux. Sinon y a plus personne. Litteralement.
Alors je rentre et je lis Moliere. Parce que j'aime bien Moliere, reellement. Mais comme je suis moche et que j'ai la peste, personne ne le sait et personne ne creuse. Ca reste une jardin secret. Et mon "mutual appreciation club" me manque. Des gens que j'aime et qui m'aiment, que j'admire et qui m'admirent. Qui savent me debarasser de ma peste en vingt secondes, qui m'aiment quoi, wart and all.
Alors toute seule dans ma mouise, entouree soit de personne, soit de gros cons avec autant d'empathie qu'une huitre, j'ecoute Faithless ou Garbage, et je me dis que moi aussi je les aime, et que je suis hyper fiere et privilegiee de les avoir dans ma vie.
Now when you climb
Into your bed tonight
And when you lock
And bolt the door
Just think of those
Out in the cold and dark
'Cause there is not enough love to go round
Now when you climb [fade]
And when you lock [fade]
Just think of those
out in the cold and dark
'Cause there is not enough love to go round.
Until you wake up
You people need a shake up
You take up so much time
Worrying, Scurrying,
Here, there,
Losing your hair
No money to spare
No love to share
No wonder you appear under pressure from here
You look fresher
But all I got is dirt in my hair
My nightmares manifest,
But I can escape
Yours is in your chest
With no formal shape
The tape is running
I push the button to send
Upon each other we all depend
Message end
Whoever asks my name
Or where I came from
People fear contamination
If they tarry too long
I carry a strong
Scent of despair
It's in the air
I’m broken and hard to repair
I may mistaken be
But I patiently wait
On the path to humanity
I sit at the gates
Now when you climb
Into your bed tonight
And when you lock
And bolt the door
Just think of those
Out in the cold and dark
'Cause there is not enough love to go round
Now when you climb
Into your bed tonight
And when you lock
And bolt the door
Just think of those
Out in the cold and dark
'Cause there is not enough love to go round
Dirty, Cold, Hurting, Sold
Down the river
My liver in bad condition
Like my skin
Rain falling, once again
I'm in my bed
Perfect timing
I struggle for air
There's hair in my food
When I get it usually someone already half ate it
I try not to let it
Get me down
But my head starting to pound
People go round, and round and round
From one I get a cigarette
A little more love found
But the ground is still wet
My teeth are chattering
And there's a smattering of sleet
Sometimes I lose all feeling in my feet
When I sleep I dream I'm deep in the mainstream
But unaccountably my heart has grown
Small and mean
I hurry past
Wretched people I pretend I haven't seen
But there's money in my pocket
And my clothes are clean.
I said money in my pocket
But I just can't give no love
Money in my pocket
But I just can't give no love
Now when you climb
Into your bed tonight
And when you lock
And bolt the door
Just think of those
Out in the cold and dark
'Cause there is not enough love to go round
'Cause there is not enough love to go round
J'aurais envie d'une aprem' a discuter avec Stephen King, pour l'heure: le seul qui aie assez d'empathie pour ecrire des trucs comme Carrie, ou comme Misery. J'ai fais la grossiere erreur de parler de mon etat d'ame a une connaissance vendredi. Il s'est enfui en courant, LITTERALEMENT, me laissant la sur le pave, avec une envie de pleurer si forte que je pensais que j'arriverais pas a tenir les dix minutes de bus jusqu'a chez moi. Dans le bus, c'est bien ma veine, je tombe sur un gars que j'avais croise en des heures plus glorieuse chez les qakers. Ben il avait pas envie de me parler non plus, ou meme de me sourire, c'est normal j'ai la peste.
Bande de pucerons, j'ai pas d'autre mot. Capables de me tolerer seulement si j'apporte de l'eau a leur moulin, seulement si je me donne un mal de chien pour que l'experience soit agreable pour eux, les mettant en valeur eux. Les dragouillant eux. Sinon y a plus personne. Litteralement.
Alors je rentre et je lis Moliere. Parce que j'aime bien Moliere, reellement. Mais comme je suis moche et que j'ai la peste, personne ne le sait et personne ne creuse. Ca reste une jardin secret. Et mon "mutual appreciation club" me manque. Des gens que j'aime et qui m'aiment, que j'admire et qui m'admirent. Qui savent me debarasser de ma peste en vingt secondes, qui m'aiment quoi, wart and all.
Alors toute seule dans ma mouise, entouree soit de personne, soit de gros cons avec autant d'empathie qu'une huitre, j'ecoute Faithless ou Garbage, et je me dis que moi aussi je les aime, et que je suis hyper fiere et privilegiee de les avoir dans ma vie.
Now when you climb
Into your bed tonight
And when you lock
And bolt the door
Just think of those
Out in the cold and dark
'Cause there is not enough love to go round
Now when you climb [fade]
And when you lock [fade]
Just think of those
out in the cold and dark
'Cause there is not enough love to go round.
Until you wake up
You people need a shake up
You take up so much time
Worrying, Scurrying,
Here, there,
Losing your hair
No money to spare
No love to share
No wonder you appear under pressure from here
You look fresher
But all I got is dirt in my hair
My nightmares manifest,
But I can escape
Yours is in your chest
With no formal shape
The tape is running
I push the button to send
Upon each other we all depend
Message end
Whoever asks my name
Or where I came from
People fear contamination
If they tarry too long
I carry a strong
Scent of despair
It's in the air
I’m broken and hard to repair
I may mistaken be
But I patiently wait
On the path to humanity
I sit at the gates
Now when you climb
Into your bed tonight
And when you lock
And bolt the door
Just think of those
Out in the cold and dark
'Cause there is not enough love to go round
Now when you climb
Into your bed tonight
And when you lock
And bolt the door
Just think of those
Out in the cold and dark
'Cause there is not enough love to go round
Dirty, Cold, Hurting, Sold
Down the river
My liver in bad condition
Like my skin
Rain falling, once again
I'm in my bed
Perfect timing
I struggle for air
There's hair in my food
When I get it usually someone already half ate it
I try not to let it
Get me down
But my head starting to pound
People go round, and round and round
From one I get a cigarette
A little more love found
But the ground is still wet
My teeth are chattering
And there's a smattering of sleet
Sometimes I lose all feeling in my feet
When I sleep I dream I'm deep in the mainstream
But unaccountably my heart has grown
Small and mean
I hurry past
Wretched people I pretend I haven't seen
But there's money in my pocket
And my clothes are clean.
I said money in my pocket
But I just can't give no love
Money in my pocket
But I just can't give no love
Now when you climb
Into your bed tonight
And when you lock
And bolt the door
Just think of those
Out in the cold and dark
'Cause there is not enough love to go round
'Cause there is not enough love to go round
Friday, April 07, 2006
Talking my Walk

credit BD: http://www.xmasresistance.org/cartoons/
Je sais plus quel journal mainstream a lancé une experience: ca s'appelle "ethical man". Ils paient un journaliste pour ne rein faire d'autre de son année que d'etre super "ethical". C'est a dire, de ne pas polluer la planete trop, de ne pas s'habiller en fringues made in sweatshop et tout ca. C'est vachement prevalent comme mode de pensée ici. On est tous censé faire gaffe, etre ethique. C'est d'un chiant.
Je suis contre l'ethique. Ca marche pas. Je ne crois qu'en une seule chose: le désir. Je pense que c'est la seule force qui vaille. Et que tant qu'on ne désire pas quelque chose, ca sert a rien de se forcer: c'est pas sustainable. Je dis ca parce que le WE dernier, j'ai encore cédé a mes tendances extremistes. Je suis allée voir les magasins fair-trade, bio, you name it. A midi, j'ai failli chialer dans mes pois chiches germés probiotique. Merde. Je veux un sandwich au bacon. Rien a foutre de comment ils elevent les porcs, rien a battre. je veux des jeans qui me vont, rien a taper que l'agriculture du coton soit super pas soutenable, ou que ce soit des gamins qui l'aient cousu. Je m'en fous. Je vais pas faire semblant, je vais pas porter des ponchos peruviens non plus. Merde. Je suis pas ethique. Je m'en fous. Et j'en ai marre de faire semblant d'etre concernée, alors que je suis trop contente de prendre easyjet plus souvent qu'a mon tour. Et le climat je m'en fous. Et la couche d'ozone aussi. Et que des gamins au chili ne puissent plus sortir au soleil je m'en bats. Voila. Je me demande comment les autres font pour continuer d'avancer, de consommer, en sachant tout ca. En gros ils sont pas mieux que moi, ils sont pareils en train de tergiverser pour apres prendre un avion tout les week end. En se disant qu'ils ne devraient pas. C'est productif.
Bref, je m'en fous. Je l'ai toujours su d'ailleurs, depuis que j'ai lu La Chute en seconde. J'aurais voulu que quelqu'un lise ce livre aussi et comprenne a l'epoque. Alors, ou depuis, j'ai jamais trouvé.
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