Wednesday, March 22, 2006

Direct pour le goulag

Je trouve que le milieu familial ressemble à une dictature : on est priées de penser, de croire et d'agir en harmonie avec les principes familiaux, d'aimer inconditionnellement tous les membres et de tout faire pour que la famile prospère. Et si on choisit de ne pas le faire, non seuleument on s'exclut de ce groupe, mais en plus, on se retrouve jugées par le reste de la société.

Pour moi, ça ressmeble à la mafia, ou à la tyrannie stalinienne.
Parce qu'il est un fait constant, sur lequel je travaille depuis toujours pour éviter le transibérien pour le goulag de l'exclusion familiale : je déteste mon frère et ma soeur.
C'est épidermique, j'y peux rien. J'ai pas choisit de les fréquenter. Et pourtant je me retrouve obligée de faire semblant de les aimer à vie, sous peine de sermonts etde menaces de marginalisation. OPn dira ce qu'on veut, mais se faire mettre à la porte du cocon familial, ça plait à personne.

D'ailleurs, pourquoi ça plaît à personne ? On passe notre vie à essayer de plaire à ces personnes avec lesquelles on n'a de lien que par la naissance, et il y a des personnes que ça pourrit de l'intérieur.
Je déteste mon frère et ma soeur, et je culpabilise à mort de ne pas réussir à trouver un sujet de discussion correct ou de centre d'intérêt à partager avec eux. Selon le reste de la famille, c'est de ma faute : "elle a toujours été une solitaire gna gna gna..."

Et voilà, je me fais violence pour que ces journées familiales obligatoires se passent pour le meiux, mùais là, j'atteinds le niveau de saturation : je viens de passer 4 jours à écouter ma soeur se trouver belle.
Elle me sort par les trous de nez. Depuis son plus jeune âge, elle m'a pris comme modèle, conséquence inévitable du "prends exemple sur ta grande soeur". Et maintenant, alors qu'elle est en train d'essayer de se construire sa personnalité, elle casse le modèle.
Si elle le faisait avec ses copines, j'en aurait rien à f**tre. Mais elle le fait face à moi. J'ai donc droit à toute la panoplie du "je suis très belle", "j'ai de belles jambes", "je fais 20 kg de moins que toi, c'est pour ça que je peux metre de plus beaux vêtements", "j'ai une vie sociale plus fournie que la tienne" etc etc...

Le problème, c'est qu'en arrivant dans Lagrosseville, j'avais promis à mes parents que je la verrai chaque semaine pour qu'elle se sente soutenue et qu'elle ait un peu de compagnie. Pas fou les parents, ils savaient pourquoi ils me refilaient le bébé.
Je me retrouve devoir leur faire un compte-rendu régulier, et toute la famille la sent en sécurité et est heureuse de la voir s'épanouïr en me ridiculisant, snas se demander ce que ça me coûte.

Mais là, j'en ai marre de devoir me laisser marcher dessus par cette petite conne écervelée juste parce que c'est ma soeur. Dans un autre contexte, cette idiote regretterait de m'avoir un jour croisée.
Comment est-ce que je peux me sortir de cette situation en limitant la casse ?

1 comment:

Anonymous said...

c'est bien de vouloir ménager ta soeur mais fo pas qu'elle en profite non plus. fais preuve de tte ta psychologie pour tenter de lui faire comprendre qu'elle n'a pas besoin de te critiquer pour se sentir bien. et si tu relisais le livre sur la communication non violente ? courage ma grande !