
I've developped an obsession for pre-and post WWI politics. The period 1870-1936 is just fascinating... In my everyday, it's just a passing mood, and it's a couple of paragraphs of my thesis. As often, passing moods are associated with songs, or images. The song Jaures by Jacques Brel, and a small statue of St Joseph.
There were so many of St Josephs in Lille. They're pretty sweet mostly: the one small statue I got is so lovely that when I got it in an underadvertised flee market in some far away district of Lille, people were stopping me to buy it off me, or at least ask where I got it.
I got it because it's beautiful, because it's cool to have representations of men with their kids, and also because I know that it's a symbol of catholic propaganda to keep the workers off socialism. They even colonised the first of may with the feast of "St Joseph the worker".
There were so many of St Josephs in Lille. They're pretty sweet mostly: the one small statue I got is so lovely that when I got it in an underadvertised flee market in some far away district of Lille, people were stopping me to buy it off me, or at least ask where I got it.
I got it because it's beautiful, because it's cool to have representations of men with their kids, and also because I know that it's a symbol of catholic propaganda to keep the workers off socialism. They even colonised the first of may with the feast of "St Joseph the worker".
Oui notre monsieur, oui notre bon maitre...
Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s'appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grand-parents
Entre l'absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d'être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
De là à dire qu'ils ont vécu
Lorsque l'on part aussi vaincu
C'est dur de sortir de l'enclave
Et pourtant l'espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux cieux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu'à la vieillesse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Si par malheur ils survivaient
C'était pour partir à la guerre
C'était pour finir à la guerreA
ux ordres de quelque sabreur
Qui exigeait du bout des lèvres
Qu'ils aillent offrir au champ d'horreur
Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui notre bon Maître
Couverts de prèles oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps de souffle d'un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s'appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grand-parents
Entre l'absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d'être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
De là à dire qu'ils ont vécu
Lorsque l'on part aussi vaincu
C'est dur de sortir de l'enclave
Et pourtant l'espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux cieux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu'à la vieillesse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Si par malheur ils survivaient
C'était pour partir à la guerre
C'était pour finir à la guerreA
ux ordres de quelque sabreur
Qui exigeait du bout des lèvres
Qu'ils aillent offrir au champ d'horreur
Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui notre bon Maître
Couverts de prèles oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps de souffle d'un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Paroles: Jacques Brel
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