Friday, October 28, 2005

Les débuts ca pue du c**

Un premier cours c’est toujours un premier cours. J’ai eu un mal fou a faire demarrer la discussion. Il sont tellement dependants de mon approbation, je suis tellement dépendente de la leur. Tout dans leur attitude d’étudiants modéles semble dire: how am I doing? Tout dans mon attitude d’etudiante modèle semble dire: how am I doing?

J’ai un peu honte, je sais pas trop pourquoi, j’ai aussi un peu la haine. Zero coaching. J’ai tout du inventer toute seule. Personne pour me tenir la main, pour m’apprendre les ficelles du métier. J’ai du me debrouiller avec mes propres resources. Et meme, j’ai jamais eu le loisir d’observer quelqu’un s’en sortant bien. Quelqu’un que je puisse imiter. Je ne peux imiter que ma propre inspiration, glanée ci et la sur internet. Voir: A Berkeley Compendium of Suggestions for Teaching with Excellence. et aussi: Tomorrow's Professor.

Si j’en parle autour de moi on me dit juste que c’est normal. Que tout le monde galere dans un premier cours, meme apres 15 ans d’experience. Et que evidemment, quand c’est un de tes tout premiers cours, et que t’as aucun Feedback, et ben ca te mine un peu. C’est le bapteme du feu. Braveheart, qui s’en sort tres bien comme chercheur avec une moyenne de 90 citations pour n’importe lequel de ses papiers, panique comme un bleu des qu’il s’agit de faire cours. Putain il me manque en fait. Je meurre d’envie de me faire une heure de gossip sur nos seminaires ratés (et aussi ceux des autres -insérer ricanement machiavélique-). Depuis qu’Ozzie est rentré tout est devenu vachement plus formel.

Un premier interview, c’est toujours un premier interview. Pas moyen de les faire decoller de leur réponses-en-boites. Il me prennent pour l’ennemi, une sorte de consultant la pour juger leur performance. C’est pas la premiere fois que ca m’arrive. Dans tous mes jobs c’etait pareil, il faut savoir gerer leur méfiance. Du coup, je leur despatche le “locus of control”, en leur envoyant les questions a l’avance, pour qu’ils puissant se blinder. C’est la moindre des politesses, surtout dans des situations tendues, comme celle sur lesquelle porte ma recherche generalement. Soigneusement j’evite les sujets qui fachent, et je note la version officielle –qui est l’objet de ma recherche aussi-. Mais c’est tellement frustrant. Un anti climax monstrueux.

Je suis naturellement au courant de pleins de facteurs qui ne trouvent pas leur place dans le discours propret. Je ne le dis pas. Il me faut un joli petit récit de version officielle “dans la boite”. Je note et j’enregistre pendant deux heures. A la fin des deux heures, le rapport interpersonnel est établi. D’autres revelations emergent. Le processus de recherché peux vraiment commencer. Je n’ai pratiquement rien appris aujourd’hui, je n’ai fait que poser les foundations.

Textbook perfect, nothing to add. Welcome to the exiting world of real world teaching and real world research.

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