Hier soir, j'ai eu l'insigne honneur d'être invitée dans le famille de Carole. En 2 ans, c'est la première fois que sa mère me porte de l'intérêt et reconnait mon existence en acceptant de m'intégrer à la famille.
Malheureusement, elle n'est pas du genre très commode. En fait, elle est le stéréotype de la belle-mère-qui-fait-peur.
Je m'attendais à me retrouver face à la conceptrice de l'agression passive, celle qui en a fait son moyen de communication privilégié.
La panique.
Je n'ai pas l'habitude de fréquenter ce genre de personnes.
A être tout à fait sincère, quand je détecte ce genre de comportement, plutôt que d'essayer de "driver" la personne comme le fait une vraie Goddess, je m'en vais en me disant que je ne vais pas perdre de temps à essayer d'assénir la communication. Ces situations ne font pas partie des challenges relationnels que j'apprécie.
Envie ou pas, il était politiquement très incorrect de refuser l'invitation.
En tout cas, j'ai pu apprendre 2 choses très importantes, des évidences que malheureusement je n'applique pas toujours :
(1) La perception qu'on se fait d'un évènement influence grandement la façon dont on pense qu'ils se déroulent : pensant que la mère allait de toute façon m'envoyer des pics et être la personne la plus infecte avec qui j'ai eu l'occasion de passer une soirée, j'étais convaincue que le repas ne pourrait que très mal se passer. Je suis arrivée sur la défensive, prête à rétorquer à la moindre agression. Je m'étais préparée psychologiquement à affronter une très mauvaise soirée, tellement sur le qui-vive que j'étais capable de trouver une connotation blessante ou malsaine dans toutes les conversations. J'avais l'impression que la soirée allait être longue, voire carrément interminable, et que j'allait finir soit par me faire passer pour plus conne que je ne suis afin qu'on ne me demande plus mon avis ; soit que j'allais me faire passer pour plus méchante et odieuse que je ne suis afin qu'on me foute à la porte prématurément.
(2) Sur les conseils avisés de Dany, qui aime beaucoup plus que moi se frotter à de pareilles situations, j'ai fini par changer de comportement : dès la moindre agression passive, il vaut mieux reformuler de façon positive le message pour attester qu'on a bien compris, désamorcer l'agression, et mettre en valeur de façon positive l'agresseur. Lui, se sentant mis en valeur, finira bien par se calmer. En me positionnant de cette façon, j'ai passé une fin de soirée plus sereine et beaucoup plus agréable. Ne guettant plus la petite bête, je me suis laissée aller et me suis montrer sous un jour beaucoup plus naturel.
En fait, tout s'est très bien passé, bien au delà de mes espérances. La mère était heureuse d'avoir passé un semaine seule avec son mari, pour se retrouver, et elle parraissait mieux dans sa peau que d'habitude, bien qu'elle ait tout de même eu quelques maux d'estomac, douleurs et autres joyeusetés en tout genre.
J'ai beaucoup rit, et Carole était très heureuse que la soirée se soit aussi bien passée.
Maintenant, il va de soit que les évènements d'hier soir ont un caractère purement exceptionnel, et qu'il est hors de question que cela se reproduise à intervalle aussi régulier que les repas de famille que la mère à Carole affectionne tant.
Monday, July 25, 2005
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1 comment:
Meet the Goddess!!!
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