Wednesday, September 07, 2005

Don't let the su*n set on your anger

Je les ai laissé se faire porter, me rendre responsable de leur humeur. Me manipuler a coup de silences et de visages fermés et "blessés" parce que je jouais pas leur jeu. J'ai a peine répondu a tous leur coup bas verbaux, qui étaient de plus en plus bas au fur et a mesure. Les larmes ostensiblements contenues. Les regards ostensiblements blessés.

J'ai fait de mon mieux. Je pensais que j'avais du capital "Goddess" en rab. Que je pouvais gérer, que je pouvais reinventer, voire soigner, n'importe quelle situation. Et transformer toutes les familles en episodes d'Osbournes, parce que j'suis pas tres creative et que j'aimerais bien copier.

Et puis. Il faut croire qu'on est complementaire hein: telle connaissance s'accroche a mon sourire dans la rue. Il voudrait savoir comment je fait, pourquoi je souris au monde alors que lui ne parle que de peste, d'agonie, de mort, de souffrance en ne lisant que Simone Weil pour sa "recherche". Il m'arrette sur la route pour bavarder et il m'adule presque. Du coup, coincée sur mon piedestal, je surjoue la sunnygirl-attitude. En attendant j'apprecie moyen qu'on m'y cantonne.

Mais hier j'etais trop morte, trop vidée, out of tune. Mal m'en a pris. Aujourd'hui j'etais morose. Tout ca m'avais minée mais j'avais pas fait gaffe. J'etais en pilote automatique de Sunnygirl. Au premier setback, j'ai spirallé dans le self doubt: J'suis nulle, j'y arrive pas, j'suis qu'une grosse usurpatrice. Je veux qu'on m'aide, qu'on me rassure. Marre de tout gerer. Et comme je sais pas mentir (ni en verbal, ni en non-verbal), j'ai encore du passer pour une bipolaire notoire et ca m'enerve.

Et puis, heureusement, il y a mon petit coté guerrier et feministe, luttant ardemment contre la war against women. Petit a petit, je reconstruit mon self esteem, et ma resilience. Ca prend de moins en moins de temps. Une ou deux petites heures. Demain, apres l'averse, je serais une sister Goddess comme a mon habitude.

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