Monday, September 26, 2005

Mon ile

Peut etre que je devrais ecrire combien je t’aime. Je ne saurais meme pas par ou commencer. Deja je suis addict, quand je suis loin je vais pas bien. Je me raccroche a ta culture comme au radeau de la meduse. J’ai pleuré a Madrid quand les M&S ont fermé. J’ai pleuré avec toute la population brittanique de la capitale. J’ai fait mes reserves de scones. J’ai fait ton éloge sur tous les continents (meme en Argentine et j’aurais mieux fait de la fermer). J’ai cherché ailleurs des qualites que j’avais decouverte ici.

C’est con a dire, mais je voyage pour mieux te definir, et on dirait que tu le sais: What do they know of England who only England know? Je recherche des adjectifs qui exprimeraient ton genie. Et j'apprecie les autres rivages quand ils me rapellent toi. Je ne sais les apprecier qu'a travers tes yeux, qu'a travers une maniere de voir que tu m'as apprise. J’ai l’impression de n’exister que par l’enthousiame que tu m’inspires. Et que je serais heureuse de ne rien faire d’autre que d’apprecier tes rayons qui percent tous les nuages et ton ciel changeant.

Je te demanderais bien d’abide with me, mais je n’ai pas besoins d’en faire la demande: tu fais partie de mon etre autant que mes bras ou mes jambes. Moi sans toi, ce n’est plus moi. Un jour, il y aura quelquepart un lopin de terre qui sera pour toujours mon ile...

"If I should die, think only this of me: That there's some corner of a foreign field that is forever England. There shall be in that rich earth a richer dust concealed; A dust whom England bore, shaped, made aware, gave, once, her flowers to love, her ways to roam, a body of England's, breathing English air, washed by the rivers, blest by suns of home." Rupert Brooke

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