Putain peut etre qu'en l'ecrivant ca aura l'air stupide. Melange de "quart d'heure de paranoia" et de peur a rebour.
Moi aussi je voudrais faire mon gentleman, mais c'est Prof B qui a merdé. C'est pas de ma faute, c'est pas moi: j'ai passe la semaine a attendre sa reponse pour pouvoir contacter Prof A.
Forcement, quand je finis par contacter prof A, c'est avec 10 jours de retard. J'avais quoi comme alternatives? Ecrire a prof A pour dire que prof B traine, attendre et donner la vraie raison sur pourquoi je repondais avec dix jours de retard?
J'ai juste ete evasive " sorry for not getting back to you earlier". Et a ce moment la, j'ai la maturite emotionelle d'un gamin de la maternelle (putain mais c'est meme pas moi !!!!!).
C'est pas grave: mes decisions sont bonnes, parce que reflechies. Et celle la, comme beaucoup d'autres est excellente.
Mais si je fais une gaffe (ou si j'assume celle de Prof B), il faut vraiment qu'on me rassure rapidement, qu'on me signifie que ca va, c'est pas grave, il n'y a rien de cassé.
C'est maladif. Le fait que Prof A n'ai meme pas encore répondu a mon mail tardif me fait une peur bleue. Je me dis qu' "Il doit penser que..." et lui prette aussitot les opinions les moins charitables a mon encontre.
Vous voulez savoir ce qui s'est vraiment passe dans ma jounee: J'etais a une conférence ou je les ai tous bluffe, c'est vrai en plus. J'etais a une conference ou je savais presque tout ( c'est sur mon sujet ). J'etais a une conference ou je me suis rendue compte que les mois passés a lire, et a n'avoir personne avec qui parler de ma recherche, ou a stresser parce que j'etais pas a niveau m'ont en fait permi d'acquerir une competence hyper poussée de l'affaire, et j'assure un max. Je suis tout a fait a niveau: je maitrise chacun des debats qu'on a aborde aussi bien, si ce n'est mieux, que les intervenants. Je suis dans tous leur carnets d'addresse, je suis invitee d'office a leurs reunions de recherche futures: tous veulent qu'on reste en contact, tous veulent voir mes resultats.
Et j'ai meme pas ete inbuvable hein, j'ai pas parle tout le temps, je n'ai intervenu que quelque fois, quand je voulais vraiment des clarifications, pas pour montrer ma science, j'ai mis en valeur les autres, j'ai recruté le prochain etudiant de Prof B et je me suis fait des nouveaux potes a Nville.
Ca c'etait ma vraie journee. Il n'en reste que j'ai une reputation terrible aupres de Prof A, que je n'ai jamais vu: je manque toutes mes deadlines, je neglige de répondre a ses mails (sic!!!) et je ne lui parle que de problemes, et de "j'suis pas sure ci", "j'suis pas sure ca".
J'ai peur de lui parler, je me sens capable de lui raccrocher au nez s'il emet la moindre critique. Pas parce qu'il aurait tort de critiquer (sur certains trucs, c'est legitime) mais parce que je ne sais absolument pas gerer. Mentalement, si j'essaie d'imaginer comment je repondrais, tout ce que j'arrive a visualiser, c'est de raccrocher, fondre en larmes et donner ma demission.
Et au lieu de me dire: mais putain j'assure de la mort qui tue, et c'est quand meme des chacals de (1) ne m'avoir pas dit ou j'en etais vraiment et de m'avoir laisser cravacher jour et nuit, (2) de ne m'avoir donne aucune opportunite de rencontrer des gens dans ma specialite. De (3) me faire des commentaires minimalistes ( genre: "yep, that looks fine to me").
Au lieu de me dire ca, je flippe devant mon ecran, et j'ai une peur bleue de leur parler la semaine prochaine. Au point d'en annuler le BBQ ou j'ai envie d'aller pour preparer ma defense si jamais ils me reprochent de pas repondre a mes mails.
Heureusement que mon doctorat ne porte pas sur le feminisme. Je serais mal barrée.
Danielle
Friday, June 17, 2005
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